Le mystère de la disparition des abeilles

Les abeilles seront bientôt à l’honneur sur ARTE, qui leur consacre un documentaire et un dossier, dont voici quelques éléments.

Un thriller à échelle mondiale

L’humanité doit faire face au plus grand meurtre de masse qu’elle n’ait jamais connue, et elle ne sait pas l’enrayer. Les scientifiques ont des soupçons pour expliquer la disparition énigmatique des abeilles, mais pas de preuves.

Le mystère de la disparition des abeilles

Dès 2006, une nouvelle alarmante fait le tour du monde : les abeilles sont en voie de disparition, atteintes d’une étrange maladie. Or ces précieux insectes sont indispensables à la pollinisation, et donc à la survie de la nature et des humains. La maladie des abeilles conduit de nombreuses équipes scientifiques à en étudier la, ou les causes. De leur côté, les apiculteurs tentent aussi d’observer et de comprendre. Leurs constats sont à découvrir dans cette enquête, qui met en cause l’agriculture intensive massivement développée lors des dernières décennies. En effet, combiné à un virus, ou à un champignon, l’effet de certains pesticides semble se démultiplier. Face aux débats, les autorités louvoient, coincées entre des agriculteurs dépendants des pesticides, des industriels qui défendent leurs produits et des apiculteurs qui sonnent l’alarme.

(Télérama)

En accompagnement de ce documentaire, ARTE a mis en ligne un dossier très complet sur son site, » Le mystère de la disparition des abeilles « :

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Une réponse à Le mystère de la disparition des abeilles

  1. L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

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