Tirs croisés sur le Modem

A l’heure des régionales, où l’on appelle les citoyens à se prononcer sur l’avenir de leur région, le sujet de préoccupation des formations politiques semble: « il faut en finir avec le Mouvement Démocrate ».

Il n’y a pas d’autre ennemi que le Modem pour Mélanchon, qui a ressorti les roquettes anti-SFIO pour attaquer le projet du Modem, qui ne serait pas de « gauche » (Mélenchon attaque le MoDem). Sur les marchés populaires, on voit le Front de Gauche rappliquer en force dès que les miltants du Modem s’y montrent. Un seul argument « la vraie gauche ». Cela ne va pas trop loin conceptuellement. « Or, toute présence d’un MoDem sur une liste apparaît comme un «casus belli» pour le Front de gauche. Le cartel réunissant le PCF et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon affirme sa ligne radicalement anti-centriste.  » (Mediapart)

On voit donc ce que signifie la « gauche sectaire », celle que l’on croyait disparue du champ politique français, comme le disait François Bayrou à la Bellevilloise et sur France 2.

Car les caciques du PS, les doctrinaires du positionnement à « gôche », veulent exclure tout dialogue avec les démocrates, qu’ils rejettent dans la géhenne de la « droite ».  Par exemple, ici, Claude Bartolone veut se débarrasser du MoDem

La question des alliances PS-Modem reste ouverte au PS « Plus de deux ans après le congrès de Reims, le PS va enfin devoir affronter la question: MoDem or not MoDem? Ségolène Royal et Vincent Peillon étaient pour. Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, contre. » Mais tout cela va dépendre de nos résultats.

Mais ne nous faisons pas trop d’illusions, pour Martine Aubry: «d’abord l’union de la gauche, puis s’ils veulent nous rejoindre sur notre programme de gauche, alors que peut-être, selon le contexte…»

L’UMP, bizarrement (?) est plutôt absent du terrain. Du moins, ouvertement.

Pour Europe-Ecologie, il s’agit d’abord de faire disparaître le Modem du terrain, en l’occupant. DCB se découvrirait « centriste », ouvrant une « nouvelle voie ». Récupérant le vocabulaire et effectuant une OPA sur l’électorat, DCB procède à par « flinguage » médiatisé et médiatique de Bayrou.  Tout en jouant à l’innocent, comme lors du « Grand Journal du 10 mars », car il est très habile à faire venir les rieurs de son côté. S’il y a eu des difficultés et des erreurs du côté du Modem, le jeu de l' »enfant-rebelle et séducteur » de DCB a bien contribué à l’opération torpillage du Modem. Nous serions des « déchets radioactifs ». Et tout le monde d’applaudir. Comme dans le film Ridicule, de Patrice Leconte (extrait vidéo ici)

Mais il ne faut pas oublier à qui nous avons affaire, quand Cécile Duflot déclare que « l’écologie politique est de gauche », elle exclut de fait le Mouvement Démocrate et CAP 21. Leur objectif est de « tuer le Modem », comme cité dans cet extrait du Canard Enchaîné

« Verte Remontrance (article du Canard Enchaîné du 20 janvier 2010)

Le numéro deux des Verts au plan national et président du groupe au conseil régional de l’Ile-de-France, Jean-Vincent Placé, était très en verve, le 13 janvier, aux vœux de Jean-Paul Huchon.  Sur la question de l’alliance au centre, il a pilonné Cohn-Bendit : « Je lui ai dit, à Dany : ‘Arrête tes parallèles avec l’Allemagne ! Le MoDem, ce n’est pas le FDP… ça ne marche pas en France.’ Il me répond : ‘On va les embrasser pour les tuer‘. Et je lui rétorque : ‘Pas besoin, on est en train de les liquider‘. »

Et le secrétaire général adjoint des Verts de développer son point de vue : « Je suis un Vert de gauche, nous n’avons pas besoin du MoDem, 80 % de leurs électeurs votent pour nous. Les Verts sont le sas d’entrée à gauche. Le MoDem a un présidentiable honnête, raisonnable, capable de gérer la France, et ce n’est pas rien, mais il n’a ni troupes ni électeurs. »

Enfin, Placé, qui vise un score de 13 à 17 % en Ile-de-France, prédit une possible surprise en Alsace : « On a réussi un gros coup en s’alliant avec Waechter au premier tour. Il a accepté de liquider un contentieux vieux de quatorze ans et de s’allier au PS au second tour.
Or, là-bas, c’est comme dans les Yvelines : des bourgeois de droite qui votent Verts, car ils sont attentifs à leur qualité de vie… »
« 

A nous de nous battre et de convaincre.

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