LOPPSI : La Censure du Net adoptée à l’Assemblée

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

Thomas Jefferson

Pendant la campagne électorale pour les Régionales, le gouvernement et sa Majorité enterrent les libertés. Car des forces puissantes, politiques et économiques, sont à l’œuvre pour transformer Internet en un Minitel marchand.

Aujourd’hui, nous savons que les fichiers ADN, créés pour une cause consensuelle, la lutte contre la délinquance sexuelle, sont étendus à toute forme de délit (manifestation, fauchage OGM,…).

Aujourd’hui, c’est la lutte contre un démon, la pédopornographie,  qui ouvre la porte à l’espionnage de notre vie, à tous les instants, en tous lieux. Sans forcément être efficace contre le mal en question.

Ainsi, parmi des mesures « acceptables », se glissent des dispositions qui pourront amener à la censure du net et l’espionnage de nos ordinateurs et communications.

Communiqué de la « Quadrature du Net » :

« Durant l’examen de la LOPPSI, le gouvernement s’est opposé à tous les amendements visant à minimiser les risques de dérives dans la mise en œuvre de la censure du Net. Le refus de rendre ce dispositif expérimental et temporaire montre que l’exécutif se moque de sa prétendue efficacité pour lutter contre la pédopornographie ainsi que de ses conséquences néfastes. Il s’agit donc bel et bien de permettre au gouvernement de contrôler Internet, la porte étant désormais ouverte à l’élargissement du dispositif.

Le refus de déployer le filtrage du Net à titre expérimental est la preuve de la mauvaise foi du gouvernement. Une mise en place temporaire de ce dispositif aurait à coup sûr démontré qu’il est inefficace pour lutter contre la pédopornographie.

Seules les techniques traitant le problème à la source (en faisant supprimer les contenus des serveurs et en attaquant les flux financiers) et le renforcement des moyens des enquêteurs peuvent prétendre réellement lutter contre la pédopornographie, comme le prouve l’exemple de l’Allemagne1 qui vient de renoncer à une loi visant à filtrer le Net.

Par ailleurs, alors que l’efficacité du dispositif ne peut être prouvée, le gouvernement refuse de prendre en compte le fait que le surfiltrage – c’est-à-dire le « filtrage collatéral » de sites innocents – est absolument inevitable. Désormais, le filtrage de sites Internet pourra par la suite être étendu à d’autres domaines, comme le président Sarkozy l’a récemment promis aux industries pro-HADOPI.

« La protection de l’enfance est honteusement instrumentalisée par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour mettre en place un dispositif ouvrant la porte à d’importantes censures collatérales et aux pires dérives. Après l’HADOPI, la LOPPSI : la machine sécuritaire gouvernementale se met peu à peu en place pour tenter de contrôler Internet, au mépris des libertés. » conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net. »

Petite revue de web

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