Neutralité du net : voilà ce qui arrive quand on ne la défend pas

La stricte neutralité du net est parfois présentée comme un combat de lobbyistes à la solde des fournisseurs de contenu, ces derniers déstabilisant le fonctionnement du réseau et les services offerts par les opérateurs.

J’ai entendu récemment le représentant d’un fournisseur d’accès invoquer le service offert au consommateur pour donner une interprétation particulière au terme de « Net Neutrality ». 

Mais, est-ce au services marketing des grands groupes de définir ce qui convient à l’utilisateur (ah, la TV !) ?

Les associations de défense des consommateurs me semblent pourtant plus légitimes dans ce rôle. Les représentants des internautes, de ceux qui ont construit le réseau, sont dépeints par les « businessmen et politiques associés » comme des idéalistes un peu attardés. Pourtant, ils sont les plus compétents pour bien évaluer les enjeux de l’évolution des réseaux pour l’internaute-citoyen.

Et le scénario décrit ci-dessous n’est hélas pas utopique.

Article de Guillaume Champeau,  piraté sur Numérama

Neutralité du net : voilà ce qui arrive quand on ne la défend pas

Une image vaut mieux que mille mots, paraît-il. Celle-ci est particulièrement criante sur les enjeux de la neutralité des réseaux. M6 Mobile propose dans le cadre de ses forfaits bloqués de payer 1 euro par mois pour accéder en illimité, non pas au web, mais aux seuls Facebook et Twitter :

Les petites lignes du contrat prévoient que l’opérateur virtuel, qui utilise le réseau Orange, autorise l’accès aux seuls deux services « en versions sites internet mobile, site pour iPhone, site pour autres terminaux tactiles (liste des sites susceptible d’évolution) et en version site internet mobile référencé au sein de la rubrique « Mes Communautés » accessible depuis Orange World« . Même l’utilisation d’applications mobiles utilisant les API de Facebook et Twitter semble interdite, voire bloquée.

On en arrive malheureusement à ce qu’avait anticipé cette image qui a beaucoup circulé l’an dernier, au départ sous la forme d’une plaisanterie censée montrer ce que pourrait devenir le web sans neutralité du net. Mais cette fois, on ne plaisante plus. Vivement le régulateur.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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