Fichiers: le passé des candidats fouillés

La CNIL demande des explications à la police sur l’affaire Ali Soumaré

C’est un minimum, car l’affaire Soumaré révèle des pratiques nauséabondes.

La fouille des fichiers STIC et Judex ne serait pas un cas unique, une initiative personnelle d’un élu isolé, ciblant un individu particulier.

Selon Politis (très marqué politiquement, l’information est à recouper) : Des policiers de l’UMP ont fouillé les fichiers informatiques de la police pour tenter de discréditer Ali Soumaré et d’autres candidats

« Pour ce qui est de l’Ile de France, une vingtaine de policiers appartenant à l’UMP ont reçu mission de fouiller illégalement les fichiers, le STIC et d’autres, pour tous les candidats de gauche et du Modem.« 

A l’heure de Loppsi2, nous avons des inquiétudes à avoir pour notre démocratie et nos libertés.  Les possibilités d’espionnage des ordinateurs, de télésurveillance et de collecte de données personnelles vont encore s’accroître. Les risques d’une exploitation abusive de ces données augmentera encore les risques de dérives d’un pouvoir en place.

Deux articles sur le sujet lié à l’affaire Soumaré (ou plutôt Delattre), avec des points de vue différents:

Francis Delattre et le Big Bazar des fichiers policiers sur Bug Brother, toujours aussi complet sur le sujet des fichiers policiers informatisés, leur manque de fiabilit, l’opacité de leur gestion, et leur facilité d’accès pour les membres de « la maison »;

L’ombre du STIC sur les Régionales, où Georges Moréas s’inquiète, avec raison, de l’impact de cette affaire dans l’esprit des citoyens. La police n’avait pas besoin de cela.

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