Pas assez de chômeurs en informatique?

Un des grands leitmotivs que l’on entend dans le monde des dirigeants d’entreprise est que la France ne forme pas assez d’ingénieurs et d’informaticiens.

Or, quand on regarde de près la situation du marché du travail, on s’aperçoit les activités de Recherche-Développement, notamment en informatique, sont de plus en plus « externalisées » ou « off-shorisées » (dont par des implantations dans « pays émergents »).

En France, les Sociétés de Services verrouillent le marché du travail (90% des recrutements, source JDN). Ces sociétés de « prestations de services », offrent le plus souvent des situations professionnelles précaires, avec mobilité obligatoire. La gestion des carrières et les possibilités d’évolution sont quasi-inexistantes dans ce secteur. Et elles ne conservent pas leurs salariés après 35-40ans. D’où un taux de chômage important des informaticiens après 45 ans, qui sont très pessimistes sur leur chance de trouver un emploi.

Le métier est choisi par passion (Les cadres informaticiens de plus de 35 ans), mais c’est un des secteurs les moins rémunérateurs pour les ingénieurs, avec le BTP. Les augmentations sont souvent inexistantes après quelques années d’expérience (même pas de rattrapage de l’indice INSEE).

En pratique, il s’agit souvent de postes « d’intérim de luxe ». En cas de crise, comme les intérimaires, les postes de prestataires sont des « variables d’ajustement », permettant aux société clientes de s’en séparer au moindre coût, sans impact sur le bilan social (achats de prestations externes). Actuellement, la situation est donc très tendue pour les informaticiens (Apec : les offres d’emploi dans l’informatique chutent de 40%, SSII : menaces sur l’emploi).

Pour éviter les plans sociaux, les grandes SSII licencient par « paquet de 9 », et évitent d’invoquer le licenciement économique. Il y a aussi les propositions de baisse de salaires (HP France propose une baisse illimitée des salaires sans garantie sur l’emploi) ou de faire payer à la collectivité les coûts, les bénéfices étant privatisés (Exclusif : face à la crise, les services rêvent de transformer l’intercontrat en chômage partiel )

La situation de l’emploi est donc très inquiétante, et le début d’année s’annonce très difficile.

Selon le MUNCI: « Accélération de la hausse du chômage des informaticiens au mois de janvier 2009 (7eme hausse mensuelle consécutive) : 21 821 demandeurs d’emplois inscrits cat.1 (un millier de chômeurs supplémentaire par rapport au mois précédent), soit une hausse d’environ 4,7% supérieure à celle constatée sur l’ensemble du marché du travail (+ 4.3%). (depuis son plus bas au mois de juin 2008, le chômage des informaticiens a progressé d’environ +25% en 6 mois). »

Mais que fait le gouvernement?

Après cette peinture plutôt sombre de la situation, on pourrait espérer qu’elle soit prise en compte par le gouvernement.

Eh, bien, en cette période de crise et d’augmentation massive du chômage, voici l’initiative du ministère d’Eric Besson (qui était chargé de « l’économie numérique » avant de s’occuper « d’immigration choisie ») :

La France ouvre les bras aux indiens qualifiés: « Pour pallier au manque de salariés dans l’informatique, la France veut accueillir un maximum de travailleurs indiens:

Dans les circonstances actuelles, ne serait-ce pas de la « haute trahison » ?

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7 réponses à Pas assez de chômeurs en informatique?

  1. Gavroche dit :

    Merci « l’Abeille » d’oser porter ce problème de ‘haute trahison’ à la connaissance de nos concitoyens !
    Une « crise » financière risque bien de cacher d’autres déficiences peu glorieuses (et dont l’origine pourrait être largement antérieure à cette ‘crise financière’ mondiale sans responsables).
    Il serait temps que nos énarques prennent la mesure de l’impact stratégique d’une très grave, très profonde et très avancée démotivation des informaticiens en France.
    ( Les liens avec les considérations de stratégies militaires ou industrielles devraient ne pas être considérés à la légère par ceux qui pensent avoir le sens des responsabilités.
    Ne serait-ce que parce que les historiens du futur risquent de ne pas leur faire de cadeaux – si nos blogs sont consciencieusement archivés )

    Juste une remarque pour appuyer vos constatations :
    non seulement ‘les augmentations sont souvent inexistantes’ mais la page : http://okidor.free.fr/reflects/thread.php?lng=fr&thrd=116
    montre clairement que, pour les spécialistes en « ‘Temps réel, systèmes embarqués », l’expérience et l’ancienneté donne droit à une très nette dégringolade des revenus, voire à un déclassement professionnel ( mortel pour la carrière, … voire pire ) !

  2. modemmvtciv dit :

    merci pour cette contribution et notamment la conclusion qui pose clairement l’hérésie que constitue la refonte de la politique d’immigration telle que voulue par MM Sarkosy et Hortefeux au nom de la refonte de « l’immigration économique » qui renferme tellement d’inexactitudes et de scandale du point de vue de l’intention qu’il conviendrait d’en faire un billet et surtout des contre-propositions MoDem a ce propos

    oui la « mondialisation » et c’est un constat (la démondialisation serait a bien des égards probablement bien pire, ce qui n’exclue bien au contraire la nécessaire régulation mondiale à y apporter) menace au moins au temps les emplois qualifiés et notamment des services que les emplois moins qualifiés de l’industrie, on l’oublie trop souvent…

    vous décrivez une situation que vous connaissez sans doute pour la vivre et en ce qui concerne les conditions de travail et de rémunération dans le secteur il y aurait fort à faire notamment en ce qui concerne les obligations en terme de formation et de gestion de l’emploi qui sont un des moyens de desserer l’étau de la rémunération (et sans doute pas le seul) qui lui est directement lié effectivement aux délocalisations possibles et effectives d’activité dans les pays à bas coûts…

    les menaces de chômage ou l’augmentation du chômage des informaticiens sont-ils pour autant contradictoire avec l’idée qu’il s’agit d’un secteur à la fois stratégique et porteur d’avenir pour les vieux pays industrialisés ? un autre papier sur le site les démocrates présentait il y a peu la stratégie de l’UE en la matière qui va fort heureusement en ce sens (sinon cela serait laisser cette activité aux seuls EU et pays émergents comme la Chine et l’Inde, et alors là celà serait encore bien pire pour les informaticiens hexagonaux…)

    le secteur informatique reste bien semble t’il un secteur d’avenir http://www.letudiant.fr/metiers/les-metiers-davenir.html mais probablement au prix d’efforts qui j’en conviens tout à fait ne sont pas fait, dans ce secteur comme dans d’autres, pour assurer par la formation continue les compétences des salariés en place et dans les écoles et universités ajuster les formations à l’évolution des besoins…. si bien que l’on créé inévitablement du chômage parfois de masse dans des secteurs pourtant dynamiques en termes d’emploi… il en est d’ailleurs strictement de même pour l’un des autres secteurs visé par cette étude du Commissariat Général au Plan probablement déjà dépassée mais probablement que les informations sont -comme toujours- plus à jour sur le site du ministère du travail des états unis (pays pourtant fédéral) http://www.journaldunet.com/solutions/breve/emploi-rh/36920/le-marche-de-l-emploi-se-delite-aux-etat-unis–sauf-dans-l-informatique.shtml

    oui il y a urgence à débattre de la politique d’immigration économique du gouvernement http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/2008/0207/joe_20080207_0022.pdf et de revenir sur l’arrêté du 18 janvier 2008 http://www.immigration.gouv.fr/article.php?id_article=407 pour faire en sorte que l’on préserve l’emploi des informaticiens français au lieu « d’importer des compétences » à l’étranger…

    et au-delà à travailler sur les réformes de fond pour enfin venir à bout du drame français qui consiste à la cohabitation de tensions sur certains emplois avec la persistance d’un chômage de masse…

    http://modemmvtcivique.lesdemocrates.fr/

  3. vieuxdébris dit :

    Très intéressant.
    J’entends depuis longtemps cette antienne, manque d’informaticiens, et en effet, quand j’étions jeune, on se m’arrachait, je n’avais que l’embarras du choix pour trouver une SSII (déjà dominantes) pour obtenir un emploi et beaucoup de travail.
    A tel point que je me suis permis de refuser d’aller dans certaines boites sous prétexte de vol organisé.
    Du genre, tu verras tu auras 3 jours de travail, on facture un mois.
    J’ai fui, mais pour aller où ? Ils faisaient tous la même chose… alors j’ai trouvé une SSII au hasard.
    Maintenant j’ai été jeté, 45 ans c’est trop vieux, surtout si tu dis ce que tu penses, et que tu as raison – après coup bien-sûr – projet perdu d’avance . infaisable .. et donc abandonné, mais tu es dehors depuis longtemps, avec un gros handicap, tu as été viré, mauvais, très mauvais … même pour avoir eu raison un peu trop tôt !
    A plus de 50 maintenant, ans je suis cacochyme impossible de trouver – embarqué temps-réel..

    De mon coté de la Suisse romande (francophone) j’entends le même refrain depuis 10 ans, la Suisse manque de milliers d’informaticiens, mais pas d’emploi pour beaucoup. La raison, ne convient pas exactement, trop vieux .. trop jeune. Donc ce manque perpétuel. La formation des gens ? Connait pas. Il faut tout connaitre avoir tout fait, mais surtout ne pas être trop vieux …
    Légère contradiction, sauf pour la petite période 30 et 40 ans. avant trop vert, après trop gris.

    Tout ceci est une arnaque évidement.
    Comme la concurrence, une manière artificielle de contraindre les gens, alors que le partage du marché est établi.
    C’est un truisme, un scandale, mais accepté par tous, il faut bien vivre. La Boétie nous l’a dit, cela n’a pas changé depuis, sauf l’hypocrisie grandissante, on a les mots gouvernance, droits de l’homme, éthique plein les oreilles – à vomir, ou à révolutionner !

    en attendant la fin comment vivre ?

  4. Gavroche dit :

    Je vous assure que je ne suis pas celui qui a écrit le précédent commentaire sous le pseudo de « vieuxdébris » et que, a priori, je ne le connais pas autrement que par ce petit texte. (Je ne suis pas ‘du côté de la Suisse romande’ …)
    Pourtant ma propre expérience me permet de confirmer mot pour mot son témoignage … Nous sommes donc au moins deux à partager un vécu similaire … trop souvent dénié ou ignoré par celles et ceux qui prétendent nous représenter officiellement.
    Est-ce qu’un jour, un « débat participatif » officialisé nous permettra de rétablir une vérité occultée par l’exercice actuel du pouvoir en France ?
    C’est un manque de respect et une faute morale que de se limiter à proclamer « ça se saurait ! », tout en refusant de se donner les moyens de mesurer et de vérifier en toute transparence !

  5. evelyne78 dit :

    Merci pour vos commentaires et vos témoignages. Il y a un problème de fond dans le secteur, qui n’est actuellement pas suffisamment visible du grand public et des politiques.

    Je viens de récupérer, via le site du Munci, une étude effectuée par le Centre d’Etude des Mouvements Sociaux (EHESS – CNRS), intitulé
    « Durer au travail dans les métiers de l’informatique :
    quelles conditions de possibilité ?
    Etude sociologique des devenirs de cadres informaticiens »

    Le rapport est long (144 pages), je ne l’ai pas lu entièrement (on peut le télécharger à cette adresse: « http://cems.ehess.fr/docannexe.php?id=1792 »). Sans doute serait-il intéressant de faire un article dédié à ce rapport, pour donner un peu de visibilité au problème.

    Il n’aborde pas tous les problèmes liés à notre secteur d’activité, mais je retiens quelques points de conclusion:

    Les logiques de changement traversant ce SEI (système d’emploi informatique) s’observent dans le temps à deux niveaux principaux :
    – De façon contre-intuitive, l’organisation du travail en informatique est marquée par la
    perpétuation d’un certain archaïsme. Elle repose sur une distinction taylorienne entre
    maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’oeuvre que l’industrialisation tend à renforcer même si
    certains experts la remettent en question. La persistance de cette division du travail, d’une
    part, la complexification des technologies, d’autre part, entraînent l’émergence de profils
    techniques très spécialisés.
    – L’organisation économique du secteur est marquée depuis ses débuts par une
    succession de périodes où se reconfigurent les rapports de pouvoir entre
    constructeurs, SSII et utilisateurs.

    En fait, la pénurie peut se comprendre plus certainement en termes de
    difficultés de recrutement entretenues par la pratique de critères de sélection
    drastiques sous la pression du client à laquelle certaines SSII cèdent.

    Le déclassement s’appuie sur des critères de sélection différents de l’âge, mais qui sont tels que les « seniors » ne peuvent les satisfaire : ainsi, le niveau de
    diplôme, exigence anachronique pour eux.

    « la tension » du marché est évaluée sur labase d’un ratio entre le nombre d’offres et le nombre de demandes d’emploi. Mais cet indicateur de tension gagne à être interrogé à la lumière des mécanismes d’entrée et de sortie de l’emploi :
    – concernant les offres d’emploi, l’étude des pratiques de recrutement des SSII révèle
    que ces dernières émettent plusieurs offres pour un même poste, voire des offres ne
    correspondant à aucun poste réel ;
    – concernant les demandes d’emploi, des indices substantiels et concordants
    permettent de présumer d’un flux de sortie important de la profession.
    Du côté des porte-parole du secteur, un dialogue social réduit au statu quo au niveau de la
    Branche rend difficile une prise en charge du problème que constitue le déclassement
    des informaticiens seniors.

    Si personne n’ignore plus, et depuis longtemps, que les informaticiens encourent un risque de déclassement après 40 ans, l’absence d’indicateurs statistiques pour procéder à son
    évaluation semble un élément décisif de son invisibilité publique.

  6. lol dit :

    Bonjour à vous,

    46ans, autodidacte, 28,5 ans d’activité professionnelle dont +20 ans en informatique de gestion (sur environnement grands systèmes IBM MVS…) et depuis 16 mois chômeur longue durée.
    J’ai travaillé comme un dingue pour mon métier
    entre 10h et 14h / jour. Et oui, jusqu’à trouver que je faisais du « zèle » sans doute. C’est cela quand on est consciencieux, jusqu’auboutiste c’était sans doute le prix a pyer par les instances en place épris de jalousie, de bêtise, de méchanceté et de peu d’envergure. Mais sur la durée ils m’ont eu, aujourd’hui je suis atteint d’une maladie orpheline nécessitant des médicaments à vie
    pour freiner la maladie et éviter à terme (grâce aux médicaments que je prends, lesquels d’un côté freinent la maladie mais à 70 ou 80% d’après le spécialiste de la région qui me suit pourraient atteindre mes organes vitaux (le foie, pancréas, et moelle osseuse))
    le « petit crustacé aux 4 pinces ». Je garde espoir même si tous les jours j’ai de mauvaises pensées, je ne suis pas dut out aidé dans mes démarches par le pôle-emploi (demandes de formation SAP refusée, demande de reconversion dans un tout autre domaine d’activités obsolète car l’école qui dispensait les cours avait depuis 8 jours commencé les cours pour la nouvelle promotion. Ils auraientpû me le dire c’est invroyable d’avoir attendu le dernier moment pour m’en informé alors que j’en avais parlé au tout début de ma recherche d’emploi.
    De plus je suis seul la journée c’est difficile de se dire que je travaille depuis l’age de 13ans (tous les étés jusqu’à 18ans sur les marchés de 4h du matin à 14h l’après-midi sur les marchés pour un maraicher), et que comme récompense de toute une vie de travai lils m’ont jeté (avec souvent mépris, indifférence, et plus souvent qu’à mon tour du jour au lendemain en me diant bah oui tu as fait du bon boulot mais on n’a plus besoin de toi et puis tu sais tu t’investis mais c’est parce que…tu aimes çà. C’est invroyable. En 2008 alors que j’étais en congés (2 semaines comme le plus souvent à chaque année, sauf pour les années consécutives comme de 2003 à 2006 je n’ai pris aucun congé car je travaillais en intérim pour le compte de SSII, et l’on me disait le jour même de la fin de mon CDD
    si tu prends des congés cela tombe mal le client à des besoins on va être obligé de prendre quelqu’un d’autre etc…), à mon retour
    on avait mis une autre personne sur mon projet alors que la personne n’avait jamais travaillé sur le projet…j’avais compris que la personne à qui j’avais de l’ombre sans doute durant tout le projet souhaitait mon départ…car je devais lui faire de l’ombre et aussi par méchanceté, dans la foulée j’ai aussi perdu mon emploi car mon employeur me l’a reproché, car la sortie était prévue +tard. J’ai donc travaillé 18mois les conditins n’étaient vraiment pas facile. Sachant aussi que le responsable client de ce projet à une maladie orpheline cousine de la mienne, et je lui avait indiqué aussi que vu mon âge je ne retouverais pas de travail. Elle n’en a pas tenu compte, alors qu’elle était auparavant elle aussi une ancienne prestataire.
    J’ai travaillé comme un dingue pour ce client (le + gros transporteur sur voie de France mais aussi le plus gros employeur de France) jusqu’à 23h, minuit le soir pour être dans les clous par rapport au cahier des charges et notamment des délais prévus, comme je l’ai toujours fait durant ces 20 anées passées.
    Mais on ne supporte pas dans ce pays
    l’indépendance d’esprit, même si elle est
    pertinente elle sera de toute manière toujours montré du doigt, bien sûr après
    qu’on l’est mise au service du client.
    La lacheté des humains me dégoûte, mais c’est peu dire et çà ne change rien.
    Puis je retrouve (ponctuellement) une nouvelle mission de 5 mois 1/2. Ils m’ont embauché par un CDD déguisé en CDI, j’ai fait la mission dans des conditions incroyables, formation sur un progiciel en…3 jours à Paris, puis retour province investis sur le projet en question, afin de faire le cahier des charges car à aprt une personne (un prestataire d’ailleurs) qui avait otu dans la tête personne ne connaissait le fonctionnement exact de la chaîne. J’ai investit toute mon énergie dans de l’inconnu, prise de connaissances des dossiers, pgms, refaire tous les environnements de tests car plus rien n’existait, tests, puis établir à partir de tout cela un dossier d’études. Chose faite, 15 jours avant les 6 mois (2 x 3 mois renouvelés) on me vire. Je remplaçais quelqu’un de la SSII qui était en arrêt pour longue maladie (dépression nerveuse d’après ce qu’une personne du site m’a évoqué), je n’avais pas été mis au courant par la SSII de cet état de fait. Le client & la SSII étaient en accord parfait sur le fait que je ne resterais pas, car le client (via le chef de projet) deux jours après que je sois rentré de formation, m’a textuellement dit « L. tu sais ce n’est pas toi qui était souhaité sur ce projet, mais la personne en question qui devait venir et que l’on connait déjà n’est pas venue etc…(bien comme bienvenue) ».
    Mise en quarantaine dans un bureau seul,
    les 2 autres personnes de l’équipe (1 interne + 1 prestataire) + le chef de projet
    lui-même ne me parlaient que si vraiment besoin. C’est incroyable, la malédiction depuis que je travaille dans ce métier, sans compter ni vous conter d’ailleurs les multiples péripéties que j’ai subi dans ce métier. J’y ai au bout du compte laisser ma santé, je me bats même si je n’ai plus beaucoup de forces, le moral n’y est plus,
    personne ne vous aide ne parlons même pas des collègues même pas un mot, j’ai de mauvaises pensées tous les jours, j’ai tellement donné au travail.
    Voilà, veuillez m’excusez de ce parterre de sentiments…trop souvent inavouables et/ou inavoués le plus ouvent. Je n’en peux plus c’est trop dur entre : « Le trop travaillé »
    & « Le plus oisif du monde ».
    Je l’avoue j’ai hâte que ma santé me lâche défintivement (coma l’été dernier, hospitalisation durant tout l’été, à 1 jour près (taux de CRP remonté le lendemain à 30)
    on m’otait le colon. Bien pour une personne qui n’a jamais ni fumé ni bu d’alcool, pour ancien sportif, mais j’ose le dire (tant pis pour ceux qui me trouveront trop prétentieux) trop investit dans mon travail, j’en ai payé le prix : plus ni santé, ni boulot. J’en ai ras le bol, je ne supporte plus ma vie à me lever le matin pour rien faire, j’ai beau pousser les instances du pôle-emploi, jusqu’à avoir vu à 2 reprises le directeur de mon agence du pôle-emploi qui comprends le pb de l’emploi mais avoue que l’on ne sait pas quoi faire des personnes de +45 ans surtout des informaticiens m’a t-il dit.
    Voilà, stop j’ai osé…le dire sur le net, c’est la première fois que cela m’arrive.

    Aujourd’hui, je souhaiterais travailler au plus près de l’humain, il y a multitudes de possibilités j’en suis sûr.
    Alors je lance un appel en ce sens à tous ceux qui souhaiteraient m’apporter leur soutien soit pour de la formation (conseiller RH, SIRH, GPEC, SIG…), soit pour un stage ou bien un emploi (même CDD) autour d’un projet humain.

    L’été dernier, je suis tombé dans le coma à cause de cette putain de maladie qui m’a fait des siennes (maladie liée au stress cumulé pendant toutes ces années avec 16 ans de déplacements consécutifs) à un jour prêt (grâce à un meilleur taux de CRP) on a failli m’ôter le colon. Les immuno-supresseurs + corticoïdes que je prends au quotidien me font perdre mes immunités mais aussi crée une fatigue chronique importante.

    Arrêtons de mettre à mal notre existence (tant physique qu’environnementale)
    . Avant que la folie des hommes ne soit irréversible et devienne un gâchis humain.
    . Avant, que le monde devienne un grand cimetière (citation du chanteur Renaud).

    Merci à vous lecteur(rice), pour avoir pris le temps de lire ce « trop long discours »
    (j’en conviens).

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